ÇA TOURNE , 2024
Vue de l’exposition ÇA TOURNE, 2024 Acier, verre, étain, bois, cuir Tailles diverses © Salomé Dahéron
Cette installation performatives se composent de sculptures lumineuses, à mi-chemin entre objets, instruments et machines. Conçues en verre coloré, ces sculptures jouent avec la lumière pour projeter des cou leurs, des ombres et des reflets qui transforment l’espace. Inspirées des premières inventions optiques, astronomiques ou du protocinéma, ses œuvres nous plongent dans un univers riche en résonances populaires, évoquant des mondes tels que le cirque, la fanfare ou encore l’usine. la no tion de collectif est centrale dans son imaginaire : chaque sculpture existe comme un individu mais prend pleinement sens dans le groupe, à l’image d’un orchestre, mais ici les projections lumineuses remplacent les notes. romane Charlot met également en lumière la technicité et le rôle fondamental de la matière. Grâce à une approche intuitive, elle laisse les matériaux guider les formes et les procédés, dans une démarche qu’elle qualifie de « bricologie ». elle réinterprète librement des techniques artisanales, refusant une vision dogmatique de l’artisanat. Pour elle, le processus de création fait partie intégrante de l’œuvre, interrogeant ainsi la frontière entre artisanat et production industrielle.ses instalations interrogent la place de l’individu dans ces systèmes de production de masse, tout en révélant les consé quences écologiques et sociales qu’ils engendrent. Chaque sculpture est pensée pour une activation potentielle, invitant les spectateurs à imaginer des mouvements ou des déplacements possibles. Ces œuvres semblent être les vestiges d’une performance passée ou les prémices d’un spectacle à venir. lors des temps performatifs, des performeurs activent les sculp tures comme un orchestre jouant un concerto improvisé, révélant ainsi une autre forme de dialogue entre l’humain et la machine
© Salomé Dahéron
© Salomé Dahéron
© Salomé Dahéron
© Salomé Dahéron
© Salomé Dahéron